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Sécurité routière : restons vigilants !

 

Le conseil national de la sécurité routière (CNSR) a adopté huit recommandations en faveur d’une politique de sécurité routière moderne et efficace.

 
  • Lutter contre la circulation à contresens sur les routes à chaussées séparées, grâce à des signalisations spécifiques et à la généralisation de messages d’alerte et de prévention.
  • Créer un observatoire des modes de déplacements doux (piétons, vélos, engins de déplacement personnels…), de plus en plus plébiscités en milieu urbain, dont les usagers sont particulièrement vulnérables. L’objectif sera de déployer les actions correctives ciblées au niveau de la sécurité.
  • Impliquer les constructeurs dans l’information et la formation à la bonne utilisation des aides à la conduite, notamment par le biais de tutoriels à destination des conducteurs.
  • Préserver la mobilité et la conduite des seniors, en promouvant le repérage des situations à risque, les auto-évaluations, les bilans de compétences et les remises à niveau des connaissance en fonction de l’avancée en âge, pour déboucher sur des alternatives à la conduite individuellement acceptées.
  • Sensibiliser au risque routier professionnel les jeunes en début de carrière et les employés changeant d’entreprise. La méthode et les outils seront à définir avec l’appui des branches professionnelles.
  • Définir un cadre d’évaluation pour les expérimentations de véhicules "autonomes" sur les voies ouvertes à la circulation.
  • Améliorer la protection des cyclistes, grâce à la formation, à la sensibilisation des autres usagers de la route et au développement des pistes cyclables, conçues, aménagées et entretenues selon les standards des pays européens "en pointe" en la matière (Pays-Bas, Danemark, Suisse…)
  • Former aux gestes qui sauvent sur la route ; il s’agirait d’un pré-requis à l’épreuve pratique du permis de conduire.

Christophe CASTANER, ministre de l’Intérieur, est revenu sur la mesure de l’abaissement de la vitesse maximale autorisée à 80 km/h :
- dès le dimanche 1er juillet 2018, date de sa mise en œuvre, la vitesse moyenne pratiquée par les véhicules légers a baissé de 3,9 km/h (avant de connaître une remontée de + 1km/h au mois de novembre 2018),
- malgré la principale crainte des usagers de la route, un gain de temps est constaté sur 34% des itinéraires observés ; pour le reste des trajets, l’allongement du temps de trajet est de l’ordre d’une seconde par kilomètre,
- 40 % des usagers se disent favorables à cette mesure, contre 30 % avant son application,
- et 76 % déclarent respecter le plus souvent ou systématiquement la nouvelle limitation de vitesse.

Dans un contexte où les présidents de conseils départementaux disposent de la compétence à estimer localement l’intérêt de repasser certains tronçons à une vitesse maximale de 90 km/h, Arnaud COCHET, préfet de l’Ain, rappelle que si la tendance nationale tend à démontrer une baisse de la mortalité routière sur les routes depuis le passage aux 80 km/h, les statistiques dans l’Ain restent plus nuancées, avec une baisse du nombre de tués en 2018 et depuis le début de l’année 2019 mais une nette hausse du nombre d’accidents et de blessés.
Sur le seul mois de juin 2019, on dénombre 43 accidents, 74 blessés et 6 tués sur les routes de l’Ain.

Édouard PHILIPPE, Premier ministre, a demandé, sur France Info le 16 mai 2019, que "cette capacité, cette faculté, soit systématiquement assortie de mesures, d’examens, qui permettent de garantir le plus haut niveau de sécurité routière possible".

Pour plus d’informations, rendez-vous sur https://conseilnational-securiterou...