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Plan d’urgence pour la sécurité routière

 

L’Etat durcit son dispositif sur les routes de l’Ain

 

On meurt plus sur les routes dans l’Ain que dans la majorité des autres départements

Sur la période longue, on constate une tendance favorable : 99 tués en 2000, 77 en 2005, 54 en 2010 puis une stabilisation autour de 40 jusqu’en 2015.
L’année 2016 a été marquée par une nette détérioration avec 59 morts sur les routes soit une hausse de 55 %.
Le début d’année 2017 a été assez meurtrier : 14 décès entre le 1er janvier et le 30 avril, 91 accidents et 123 blessés.

Avec près de 60 morts en 2016, on meurt quasiment deux fois plus sur les routes du département de l’Ain que dans la moyenne des autres départements. Ce constat n’est pas une fatalité, il indique un relâchement des comportements dans l’Ain.

L’Etat met en place un plan d’urgence pour la sécurité routière avec la "tolérance zéro". Toutes infractions accidentogènes doit être sanctionnées, ce qui conduit à davantage de  :

- visibilité avec l’augmentation de l’activité des forces dédiées à la sécurité routière. En moyenne, quatre permis de conduire sont retirés par jour,

- diversité avec une présence partout et pour tous (zone rurale et urbaine, piétons, risque professionnel, motards, festivals, etc.),

- dissuasion avec le développement des dispositifs des forces de sécurité en civil, la modernisation de la stratégie radar avec notamment la mise en place du premier radar tronçon sur l’itinéraire Bourg-en-Bresse/Loyettes et la prise de conscience des effets concrets des sanctions : perte d’emploi, perte de mobilité, inscription au casier judiciaire, peines d’emprisonnement, etc.

La responsabilité de l’Etat est de rappeler aux automobilistes que la sécurité routière est l’affaire de tous et d’apporter une réponse en urgence, car derrière les statistiques, des vies sont brisées