Peste porcine africaine - Actualités 2022

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Peste porcine africaine : risques et prévention

 

Au 20 mars 2022, 66 cas de peste porcine africaine ont été confirmés depuis le début du mois de janvier sur des sangliers sauvages dans le nord-ouest de l’Italie. Cette maladie virale, sans danger pour l’Homme, est mortelle pour les porcs et les sangliers. Le ministère français de l’Agriculture et de l’Alimentation appelle à la vigilance de tous et au strict respect des mesures de biosécurité pour protéger le territoire français.
La peste porcine africaine (PPA) est une maladie virale des porcs et des sangliers avec de graves conséquences pour la santé des animaux et l’économie de la filière porcine. Véritable fléau en Asie, la PPA circule depuis une dizaine d’années en Europe de l’Est et a été détectée en septembre 2020 en Allemagne. Elle vient d’être confirmée en janvier 2022 en Italie, dans le Piémont et dans la Ligurie, chez des sangliers sauvages, à moins de 100 km de la frontière française.
La maladie se transmet par les animaux infectés, les matériels, les véhicules et les personnes ayant été en contact avec des animaux infectés. Elle se transmet aussi par les viandes et charcuteries issues d’animaux infectés qui peuvent être consommés par des sangliers ou des porcs domestique. Il n’existe, à ce jour, aucun vaccin ni traitement contre le virus.
En réponse à cette situation, un Plan d’action associant les partenaires publics et privés a été défini afin de protéger le territoire français. Il s’articule autour de trois grands axes : la prévention, la surveillance et la préparation de la lutte dans l’hypothèse où le virus viendrait à toucher le territoire.
La mise en œuvre du Plan prévoit une mobilisation immédiate des acteurs et un déploiement rapide de mesures. Il cible les professionnels de la filière porcine (éleveurs, détenteurs de sangliers et de porcs, transporteurs…), les chasseurs, les acteurs des territoires, les voyageurs.
En région PACA , des élevages porcins font l’objet d’audits et de visites de biosécurité. La surveillance active dans la faune sauvage a permis la réalisation de prélèvement sur les sangliers trouvés morts (OFB, fédération des chasseurs).

Au-delà des actions mises en place dans le sud-est, le respect des mesures de biosécurité reste impératif à l’échelle nationale. Le risque d’introduction du virus par les flux de transport et de voyageurs en provenance d’Europe de l’Est via les aliments contaminés constitue une menace permanente pour la filière porcine française sur l’ensemble du territoire français.

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