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La préfecture et son histoire

 
crédit photo Raymond Beyssac

A son établissement en 1800, la préfecture de l’Ain occupait l’ancien hôtel de la province.

 

A son établissement en 1800, la préfecture de l’Ain occupait l’ancien hôtel de la province, abritant également le directoire du département pendant la révolution. L’hôtel de la province, actuelle mairie de Bourg-en-Bresse, se situait rue Crève-Coeur, rebaptisée rue Bichat.
Très rapidement, les locaux se sont avérés exigus et vétustes et ne convenaient plus à une administration départementale en voie d’expansion.
En 1853, la nouvelle implantation de la préfecture a été choisie par le préfet de Coëtlogon, parmi cinq autres emplacements, parce qu’il se rattachait au centre ville par une voie importante.
La proposition de construction d’un nouveau bâtiment fut acceptée par le Conseil général, le 29 novembre 1853.
Monsieur Card, entrepreneur, prit en charge sous la surveillance de l’architecte départemental Charles Martin, la réalisation des travaux adjugés en date du 21 décembre 1854.
Un premier devis établi à 409 442,76 francs, s’éleva finalement à la somme de 437 018,57 francs.
Un emprunt à la caisse des dépôts et consignations, associé à la revente de l’ancien hôtel de la province à la municipalité de Bourg-en-Bresse ont permis d’assurer le financement et l’engagement du projet sans délai.
Le 6 septembre 1855, le préfet de Cöetlogon posa la première pierre, bénite par Monseigneur Chalandon, évêque de Belley, en présence du public, des membres du Conseil général, du clergé et des autorités du département.
Les travaux ont pris fin le 1er mars 1860 et l’édifice a été livré officiellement.

Incendie et reconstruction

« La préfecture de l’Ain est brûlée. Un désastre qui nous afflige tous, jette le trouble dans les services départementaux, laisse sans asile et dans un dénuement passager, il est vrai, mais absolu le préfet et sa famille, qui, surpris, au milieu de la nuit ont eu juste le temps d’emporter leurs deux enfants et de s’enfuir sans pouvoir même se vêtir »(Le Courrier de l’Ain).

Dans la nuit du 13 au 14 décembre 1885, un incendie extrêmement violent, dû à un calorifère, a complètement ravagé le bâtiment central.
L’architecte Tony Ferret prit en charge la direction des travaux adjugés le 15 septembre 1886. La reconstruction de l’édifice a pu être réalisée dans le respect des anciens plans du bâtiment avec toutefois quelques modifications apportées dans la réalisation des appartements de réception, de la salle du Conseil général et des salles des commissions.
Le nouveau projet a présenté l’avantage de rassembler au premier étage l’appartement particulier du préfet.
La surélévation de la façade principale par des mansardes en pierre de taille, éclairant les appartements du deuxième étage, avec construction d’un pavillon central et d’un motif d’horloge orné de statues allégoriques (l’agriculture et l’industrie), a apporté à l’édifice un aspect plus dégagé et monumental.
La restauration de l’hôtel de la préfecture s’est terminé début 1889. Le coût total des travaux a atteint la somme de 260 000 francs.