Observatoire de la sécurité routière

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Evaluation de l’efficacité des radars automatiques fixes

 

Les données de l’étude statistique sur l’efficacité des radars automatiques fixes pour 2013 viennent d’être publiées. Cette étude, menée depuis 2011, porte sur un échantillon national de 1187 radars, installés entre 2003 et 2008 (soit 80% du total). L’objectif est d’examiner l’évolution sur 5 ans des chiffres bruts de l’accidentalité autour des radars.

 

La méthodologie adoptée consiste en une comparaison avant / après de l’accidentalité, afin de mesurer l’incidence de ces équipements sur le comportement des usagers. Pour chaque radar, sont ainsi comparées les données sur des périodes de 5 ans avant et après installation, en neutralisant l’année de pose. Cette comparaison est par ailleurs réalisée sur 2 zones centrées sur le radar, l’une de 1000 m traduisant les comportements à proximité immédiate de l’appareil, l’autre de 4000 m englobant plus largement sa zone d’influence présumée.

Cette évolution s’avère très positive, avec une réduction de près de moitié des accidents, de 2/3 des tués, de plus du 1/3 des accidents impliquant un poids-lourd (PL) et de 15 % des accidents impliquant un deux-roues motorisé (2RM).

Cette étude démontre également la pertinence de choix de l’emplacement de ces équipements par le fait qu’à leur proximité immédiate, dans les zones de 1000 ou 4000 mètres centrées sur le radar, la baisse significative du nombre d’accidents et surtout du nombre de tués est plus forte que la tendance moyenne nationale (baisse supplémentaire de 25 % pour les accidents et 50 % pour les tués). Ces constats vont bien dans le sens d’un impact effectif des radars fixes sur l’évolution positive de l’accidentalité, impact réduit cependant pour les poids-lourds et les 2RM qui sont moins sensibles aux contrôles automatiques de vitesse. L’analyse se poursuivra évidemment en 2014 pour les radars fixées installés de 2003 à 2009, afin de consolider ces données statistiques mesurant l’effet positif et majeur des radars automatiques sur l’accidentalité depuis 2002.

Pour 2013, les résultats nationaux sont les suivants :

L’évolution des chiffres bruts montrent une réduction de 43 % des accidents et 65 % des tués sur la zone de 4000 m. Cette baisse est toutefois plus mesurée sur les accidents impliquant les PL (- 35 %) et ceux impliquant un 2RM (- 13 %).

Après déduction de l’évolution de l’accidentalité en France métropolitaine sur la période, l’étude permet également d’observer :

  • une baisse supplémentaire de la densité d’accidents, après installation des radars, de 24 % dans la zone de 4000 m et de 27 % dans la zone de 1000 m,
  • une densité plus forte d’accidents dans la zone de 1000 m par rapport à la zone de 4000 m , avant comme après l’installation, s’expliquant par le choix d’implantation dans les zones les plus accidentogènes,
  • une baisse supplémentaire de la densité des tués de 55 % dans la zone de 1000 m et de 46 % dans celle de 4000 m,
  • l’effet de l’installation d’un radar qui a permis, en terme de densité de tués, de ramener la zone de proximité immédiate (1000 m) au niveau moyen d’une zone plus large (4000 m ), que l’on peut estimer être l’aire d’influence réelle du radar.

Pour le département de l’Ain, le tableau ci dessous présente les chiffres de l’évaluation 2013 du contrôle automatique de vitesse :

* ET = équipement de terrain = radar fixe.